Votre mandat

Je suis particulièrement satisfait d’avoir permis à  la classe défense du collège Wallon, très investie dans le devoir de mémoire en participant aux commémorations historiques, de voir l’effroyable camp d’Auschwitz-Birkenau. Enfin je me réjouis d’avoir doté le collège Curie d’un mobilier extérieur pour améliorer le cadre de vie de ses élèves. Merci pour leur confiance.

Notre fonction publique

Fonction-publique-72-agents-pour-1.000-habitantsRéformer les fonctions publiques n’est pas chose politiquement facile. A plus de 5 millions, les fonctionnaires sont un réservoir électoral, à forte syndicalisation. La réforme de la fonction publique, c’est pourtant la condition nécessaire de toutes les autres réformes. Le statut doit être maintenu comme une protection et remis en cause en tant qu’instrument de cloisonnement. Il faut faciliter les mobilités, voulues par les agents ou à l’initiative de l’administration, les recrutements en cours de carrière, sans concours et tenant compte de l’expérience professionnelle, et limiter drastiquement les effectifs des cabinets ministériels. La réforme de la fonction publique, c’est d’abord celle de l’Etat.

Sur le logement

fiscalite-logementCertains de nos parents ont pu devenir propriétaires sans difficultés particulières, dans des conditions qu’aucune autre génération ne pourra plus connaître. La politique du logement en France ne fait que défendre le patrimoine des actuels propriétaires au détriment des intérêts des nouveaux entrants. Il convient à mon sens d’élargir l’offre en favorisant la transformation de bureaux en logements mais aussi de redonner son sens au logement social par trois mesures essentielles :

  • donner la possibilité aux instances locales de fixer les niveaux de loyer et d’APL pour tenir compte des zones tendues,
  • créer une bourse d’échanges et remettre à plat les modes d’attribution,
  • ne pas autoriser naturellement les personnes dont les revenus sont supérieurs au plafond légal à résider dans un logement social.

Nos infrastructures

de-multiples-zones-de-bouchons-se-sont-creees-entre-avignon_2036434_667x333Nos réseaux routier, ferroviaire, portuaire, aéroportuaire sont considérés comme parmi les meilleurs du monde. Leur qualité est un enjeu d’inclusion sociale et de qualité de vie. Ils permettent l’accès des citoyens aux lieux de travail, à l’information, aux biens et services essentiels. L’inclusion sociale repose davantage sur l’accès que la propriété. Mais il faut clarifier les règles de financements publics. Lorsque les infrastructures sont d’importance nationale, l’Etat doit les financer sans cofinancements locaux. Il faut absolument permettre aux ménages de mieux maîtriser leur consommation d’énergie par des compteurs intelligents et faciliter la fluidité du trafic routier ou autoroutier par des péages sans barrière.

Sur nos Outre-Mer

pointe-du-diamant-le-rocher-600x400Loin de la carte postale, le taux de pauvreté est entre trois et quatre fois plus élevé en Outre-Mer qu’en métropole (42% à La Réunion contre 25% en Seine-Saint-Denis). Les enfants ultramarins ont deux à trois fois plus de risques de mourir lors de leur première année que leurs compatriotes hexagonaux. Les chiffres d’insécurité sont parmi les plus élevés de France comme en Guadeloupe ou en Guyane. Le taux d’illettrisme des 16-65 ans atteint 33% à Mayotte. Plusieurs mesures s’y imposent :

  • Faire baisser les prix et lutter contre les situations de monopole ainsi que les abus de position dominante
  • Prendre en charge les problématiques spécifiques de santé publique
  • Favoriser l’apprentissage du français
  • Investir massivement pour garantir l’autonomie énergétique et prendre des DROM comme des pionniers de la transition écologique en France.

Notre agriculture

AGRINotre richesse agricole doit être pensée dans le contexte de l’environnement et du cadre de vie dont elle a la garde. Il faut favoriser l’agriculture de proximité en encourageant les relations directes entre les producteurs et toutes les formes de restauration collective ainsi que les consommateurs. Il est vital d’obtenir dans la négociation communautaire de la prochaine PAC (2020) des instruments de régulation des marchés agricoles assurant un minimum de stabilité des prix. Je vois enfin clairement quatre priorités à défendre :

  1. renforcer les aides au passage au bio et les étendre à la conversion à l’agriculture raisonnée.
  2. interdire d’ici dix ans les polluants dangereux.
  3. améliorer l’éco-prêt à taux zéro
  4. créer une agence de l’alimentation absolument indépendante.

Les Français sont de gauche

notre-primaire-primaire-des-gauches-1_5551991La France ne s’est pas droitisée malgré les apparences. Si les Français réclament moins d’impôts, ils ne veulent pas pour autant moins de services que les premiers financent. Si les Français veulent plus de sécurité et d’ordre, ils se tournent bien vers l’Etat et non le marché. C’est donc cet équilibre qui échappe aux partis, car fondé sur le réel. C’est le sens de mon action au quotidien.

Nos territoires

rtLa France a empilé les structures territoriales pour ne pas avoir à choisir. Aujourd’hui, 40% des Français sont des « rurbains » , c’est-à-dire qu’ils vivent à la campagne et travaillent en ville. Il faut donc étendre les politiques de la ville et de rénovation urbaine aux zones périurbaines et rurbaines et y établir aussi des zones franches dont les avantages fiscaux seront orientés économiquement. La métropolisation nous aidera nécessairement à les financer.

Nos retraites

retraite-fouleL’âge effectif de départ à la retraite en France est le plus bas de l’OCDE, le coût de gestion des régimes de retraite y est le plus élevé de l’Union européenne. La dette cumulée des régimes pourrait représenter 25% du PIB en 2040. La solution la plus juste consiste à permettre d’arbitrer plus librement entre durée de la retraite et niveau de la pension. En clair, un départ anticipé choisi signifie un niveau de pension plus faible mais une retraite plus longue et inversement. Mais il faut aussi :

  • mettre en place un système de comptes individuels de cotisation retraite où chacun cotiserait le même pourcentage de son salaire pour sa retraite et où les situations non contributives comme le chômage ou la maladie correspondraient à des versements directs sur chaque compte individuel.
  • unifier tous les régimes spéciaux avec le régime général pour tous les nouveaux cotisants
  • adopter les mêmes règles pour le public et le privé en calculant sur les 25 meilleures années.

Sur le handicap

BHandicapEn France, 2,5 millions de personnes sont en situation de handicap reconnu, dont 450.000 en recherche d’emploi. Concernant les instituts scolaires spécialisés, la coopération du ministère de la Santé avec l’Education nationale reste bien trop insuffisante aujourd’hui. Il faut, à mon sens, développer le recrutement d’accompagnateur chargé d’aider à trouver un emploi et doubler le nombre d’auxiliaires de vie scolaire en cinq ans ainsi que la durée de leur formation initiale.

Notre santé

Le système de santé français demeure une référence dans le monde développé. L’espérance de vie à la naissance est de 82,1 ans en France, soit 2 ans de plus que la moyenne de l’OCDE. Mais sa soutenabilité financière n’est plus assurée. La prévention ne représente que 3% des dépenses de santé. Il apparaît nécessaire de repenser le maillage territorial autour d’un nombre plus réduit d’établissements hospitaliers, publics et privés, de référence, notamment pour leurs plateaux techniques, et de maisons de santé assurant une garde médicale valorisée par rapport au pur exercice libéral. Nous devons aussi mieux rembourser les actes lourds et moins les actes courants. Il faut enfin recueillir systématiquement les opinions des patients après leur hospitalisation.

Sur le numérique

vendee-numerique-le-tres-haut-debit-pour-tous-les-vendeensEn moins de 20 ans, le numérique est devenu essentiel au quotidien des citoyens, à la vie économique et au développement de nos sociétés. 9 démarches courantes des Français sur 10 peuvent être aujourd’hui entreprises par la voie du numérique. Mais il faut vite fixer des droits, en particulier celui de pouvoir décider de l’utilisation de ses données personnelles.

Notre recherche

rechercheLa recherche d’aujourd’hui est la croissance de demain. La recherche est mondiale. Garder les chercheurs, les attirer est essentiel dans le privé comme dans le public. Par exemple, dans la biophysique fondamentale, tout le monde échange, tout le monde voyage, tout le monde coopère sur des projets ou des productions, tout le monde se connaît et tout le monde s’évalue. La recherche publique française est de haute qualité dans beaucoup de disciplines, notamment en mathématiques. Il n’y a pas moins de 60.000 ingénieurs français… dans la Silicon Valley.. Sur les 25 meilleurs jeunes économistes mondiaux, 7 sont français mais aucun d’entre eux ne travaille en France. Aucun des 18 autres non plus, d’ailleurs. Ce n’est pas une affaire de budget ni de rémunération, c’est une question de conditions de travail. Certes, en France, le chercheur public peut accéder à un emploi à vie, à l’université ou dans un institut de recherche, mais il ne dispose d’aucune autonomie budgétaire ou scientifique. C’est cette indépendance-là qui est recherchée, plutôt que la stabilité. Bien sûr, il faut aussi reconnaître la diversité des charges assumées par les enseignants-chercheurs à l’université par une différenciation des carrières.

Notre enseignement supérieur

paris-327% des étudiants quittent l’université en fin de première année. Les établissements sont plus évalués selon des critères administratifs et financiers que selon leur dynamique scientifique ou leurs résultats pédagogiques. Alors que Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, a pu choisir de se spécialiser à Harvard en informatique et en psychologie, un tel parcours est pratiquement impossible en France. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles les classes préparatoires, par leur enseignement davantage pluridisciplinaire, attirent plus les jeunes bacheliers brillants qui ne souhaitent pas s’enfermer, à 18 ans, dans une seule et même discipline. Les universités françaises restent méconnues à l’étranger. Il faut accélérer l’autonomie pédagogique des établissements en les encourageant à développer des formations originales pluridisciplinaires qui aident aux réorientations et accroissent la culture générale, donc l’adaptabilité. Il faut permettre aux universités de titulariser elles-mêmes leurs professeurs. Enfin, il est clair que les étudiants doivent pouvoir bénéficier de passerelles de formation s’ils n’intègrent pas les filières sélectives et continuer d’être aidés financièrement pour finir leur cursus.

Sur l’immigration

titresejourMon rôle d’élu responsable n’est pas d’entretenir la confusion sur la question comme certains se plaisent à le faire en vendant « l’immigration zéro » alors qu’il ne peut s’agir que du solde migratoire, qui, même limité à 10.000, est irréalisable. Mon rôle n’est pas non plus de nier les problèmes quand une majorité de Français considère que l’intégration des étrangers dans la société fonctionne mal. Pour rappel, le temps de traitement des dossiers de demande d’asile, par exemple, est de deux ans. Même si leur taux de rejet est de plus de 80% (66% en Europe), 28% finissent par l’obtenir après un recours à la justice. Ce sont plus de 10.000 personnes. Avec seulement 240 heures en moyenne de formation linguistique (600 en Allemagne) et une formation sur les valeurs républicaines d’une journée, les problèmes naissent. Comme une langue s’apprend plus facilement en travaillant, il faut limiter l’intégration, dans l’emploi et en fonction de nos capacités ou besoins.