35 heures

Dominique Strauss-Kahn y a pensé, Martine Aubry les a faites et Nicolas Sarkozy en est revenu avec la loi Tepa en 2007. Leur abrogation apparaît aujourd’hui bien difficile. Il y a dix ans déjà, 59% des salariés estimaient qu’elles étaient positives (DARES).

Économiquement, les 35 heures ont été responsables d’environ 350 000 emplois supplémentaires entre 1998 et 2002 mais aussi de la stagnation des salaires mensuels alors que le smic horaire progressait. Elles n’ont pas réduit la compétitivité des entreprises au prix de 21 milliards d’euros d’allègements de cotisations sociales patronales.

Les 35 heures n’ont été pour la société française ni une panacée – le chômage de masse est demeuré présent même s’il s’est réduit – ni une catastrophe. Mais peut-on à présent demander aux salariés de travailler plus sans gagner davantage? Franchement non.

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