Afghanistan

Cette guerre-là, il faut être réaliste, on ne la gagnera pas.

Engagé en 2001 dans l’armée de terre, je ne remets pas en cause les raisons de l’intervention française dans ce pays. Dégagé aujourd’hui de mon obligation de réserve, je suis favorable à un calendrier de retrait des forces armées fixant une date limite de départ des dernières unités françaises.

Le désastre afghan, tant intérieur qu’extérieur, montre que le traitement de la crise est inadapté. L’intervention de puissances lointaines accroît les malentendus et les rejets. Il n’y a pas de solution militaire en Afghanistan. L’importation difficile de la démocratie ne peut faire l’impasse sur l’instabilité régnante.

Il faut une prise en charge conjointe par l’ensemble de la communauté internationale mais en s’appuyant en priorité sur les Etats voisins. Il faut bâtir des infrastructures et moderniser l’économie. Aujourd’hui, la logique adoptée donne aux populations l’impression de subir une occupation.

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