Déconnexion

C’est la fin et sans appel. 85% des Français pensent que les politiques ne se préoccupent pas d’eux. 9% déclarent avoir confiance dans les partis. Il n’y a plus que le maire qui reste digne de confiance pour 58% d’entre nous. 73% des Français estiment que notre démocratie fonctionne mal. C’est un sondage inédit sans risque d’erreur et pourtant parfaitement prévisible. Si le Président de la Vème République mourante ne l’a pas compris, ça va mal finir et vite. Organisons nous dans nos villes pour élire les meilleurs représentants.

La Seyne change en 2020

Si près d’un maire sur deux n’envisage pas de se représenter en 2020, c’est qu’ils savent qu’ils ne seront pas réélus ou que le job n’est pas si intéressant financièrement. Au lieu de plaindre Marc Vuillemot qui juge son travail de plus en plus difficile, suggérons-lui plutôt de ne pas se représenter. L’élu local de 2020 n’est sans doute plus celui de 1995

La Seyne change en 2020

Si nous avions dès 2008 supprimé des postes de fonctionnaires territoriaux, nous en aurions tous les bénéfices budgétaires en 2020 en annulant la dépense publique correspondante. Marc Vuillemot s’est refusé à le faire par principe. Le service des sports a donc conservé ses 103 agents en permettant par exemple à des moniteurs sportifs d’intervenir dans les écoles. Pourrons-nous encore continuer à maintenir tous les services publics possibles à l’avenir, en commençant à diminuer la pression fiscale? La réponse est NON.

Nos déchets

Je suis le seul élu de la Métropole à approuver le plan régional de prévention et de gestion des déchets qui a pour principal objectif de développer un nouveau modèle économique vers une économie circulaire, économe en ressources. Sur des considérations territoriales et partisanes, HUBERT FALCO prive les Varois d’un plan indispensable à notre qualité de vie pour les 15 prochaines années. Il s’inscrit dans une démarche habituelle court-termiste et politicienne qui a fait son temps.

Immigration

La France demeure un pays d’immigration légale, avec plus de 200 000 titres de séjour par an délivrés en moyenne ces vingt dernières années, ce qui fait qu’il n’y a jamais eu en France autant d’immigrés dans la population que maintenant – entre 9 % et 11 % en fonction des calculs. En même temps, il faut nécessairement mettre en place des mécanismes plus rapides qui permettent de distinguer les personnes qui ont un réel besoin de protection de celles qui migrent pour des raisons économiques. La progression de la demande d’asile en France est majoritairement du fait de personnes issues de pays stables.

Signé

La métropole TPM a signé le contrat de maîtrise de ses dépenses publiques et tant mieux. Ses dépenses réelles de fonctionnement n’ont augmenté que de 0,70% entre 2014 et 2016. L’Etat nous permet d’atteindre au maximum 1,35%/an jusqu’en 2020 pour ne pas être pénalisé sur nos dotations. La loi, pas si injuste que certains le disent, a bien sûr prévu les transferts de charges de nos communes vers la nouvelle métropole et il y a fort à parier que nous serons dans les clous malgré la hausse de la population. Comme quoi, il n’y a pas de fatalité.

Courage

Le groupe Pizzorno, qui, pourtant, pourrait supprimer 50 emplois avec la fermeture du Balançan, reconnaissait que « cette injonction de fermeture est un grand coup de pied dans la fourmilière et qu’il y a toujours une réorganisation qui s’ensuit. » Les demandes de dérogation à l’interdiction du glyphosate sont aussi inacceptables que celles du maintien du Balançan, 44 ans après leur mise en service, de l’un comme de l’autre. Le courage et la vision, c’est la base en politique.

Avant Marc Vuillemot

Il y a eu Maurice PAULMarc VUILLEMOT fut son 3ème adjoint délégué à la politique de la ville. En 1995 il avait 37 ans, mon âge aujourd’hui. A la même date se créait à La Ciotat la société d’économie mixte de développement économique et portuaire qui réalise aujourd’hui un chiffre d’affaires d’environ 140 millions d’euros et emploie quotidiennement jusqu’à 2.000 personnes en haute saison. Mais c’est bien dans les années 2000 que le site des anciens chantiers de La Seyne aurait dû se positionner d’emblée, moyennant les prêts nécessaires, sur le secteur de la haute plaisance. On ne refait pas le passé mais on illuminera l’avenir en 2020. Si je suis candidat, c’est pour accélérer.

Votre droit

Comme je l’ai indiqué au Département dont les dépenses réelles de fonctionnement n’ont progressé que d’1,7%/an en moyenne depuis 2014, il n’y a pas de place ici pour de la politique nationale, politicienne ou partisane. Les élus locaux que nous sommes, devons gérer des budgets de plus en plus difficiles à tenir. Alors que le Département ou la Ville se retrouvent souvent seuls face à la détresse sociale croissante, notre capacité de désendettement reste supérieure à celle de 2014, preuve que nos efforts sont réalisables et payants.

L’Etat a changé de chef et celui-ci n’est pas responsable d’une politique nationale qui a consisté depuis trop longtemps, plus de trente ans, à transférer des compétences, qu’elle ne savait pas financer, à des collectivités locales qu’elle savait inversement ne pas pouvoir soutenir à la même hauteur. Si la relation de l’Etat avec les collectivités locales doit changer, quitte à modifier le cadre législatif de notre action publique ou à reprendre des compétences comme le SDIS, la confiance de nos concitoyens dépend de notre sens des responsabilités. Il est évident également que des pénalités financières découlant de l’incomplète application de la loi SRU dans des villes comme la nôtre sont inacceptables et une motion serait là bien utile.

Il n’y a pas eu de décentralisation sereine et sincère. La France n’a toujours pas fait sa mutation territoriale. Ce n’est pas être libéral que de reconnaître que les Français, les Seynois, qui payent pour tous les échelons d’administration, délèguent à leurs représentants le soin de gérer leurs contributions, croissantes de surcroît, en opérant les arbitrages budgétaires nécessaires. Et il y a de ce point de vue une cohérence de leurs derniers choix avec les élections législatives et probablement demain les municipales. Avec un déficit à 2,6 % du PIB en 2017, je rappelle aussi que cette réduction des dépenses publiques de l’Etat est essentielle pour crédibiliser les baisses de prélèvements obligatoires, qui ont atteint, ici ou ailleurs, leur limite soutenable, et maximiser ainsi leur impact sur l’investissement et l’embauche des entreprises.

La question n’est pas celle d’un désaveu d’une gestion communale qui doit être d’ailleurs de moins en moins politisée, mais celle du maintien d’une unité pour répondre aux défis budgétaires nationaux. C’est ce qui fait aussi la République.

Votre droit

Le code de l’environnement exige désormais qu’à partir du 1er janvier 2020 le mode électrique assure l’autonomie routière pour les bus de la métropole. Comment Hubert FALCO va-t-il organiser d’ici là nos transports en commun alors que seul le tramway peut l’assurer de respecter la réglementation? Le piège se referme. A nous d’agir!

Notre contrat

Si j’approuve totalement la généralisation du permis de louer pour lutter contre l’habitat indigne sur notre territoire, je trouve absolument intenable l’objectif de réalisation de logements sociaux porté à 25% sur une métropole aussi dense que la nôtre. Il faut rapidement remplacer la notion de logement social auquel 3/4 des Varois ont droit, par celle de logement encadré, c’est-à-dire des logements à usage locatif publics et privés conventionnés avec l’Etat et répondant aux conditions de ressources et de loyers fixées par décret.

Notre débat

A l’occasion du débat d’orientations budgétaires pour 2018 du tout premier conseil métropolitain, j’ai demandé au Président FALCO s’il avait communiqué à tous les élus actuels l’étude du Ministère de l’Ecologie de 2009 ayant pour objet de déterminer le système de TCSP le plus pertinent pour l’agglomération toulonnaise. Comme il ne m’a pas répondu, je l’ai donc transmise à  l’ensemble de mes collègues qui ont donc pu lire que « l’expertise confirme la pertinence du choix initial du tramway avec une mise en service la plus rapide possible. Cette conclusion se base notamment sur le besoin d’un système capacitif pour répondre à la demande et sur une analyse économique sur 30 ans. La mise en place d’un BHNS en lieu et place d’un tramway créerait des problèmes d’exploitation qui engendreraient des surcoûts et une insatisfaction des usagers. » Le débat, public, va donc pouvoir se rouvrir sur le fond cette fois.

Notre contrat

Seul le tramway peut assurer plus de 50.000 voyages/jour parce qu’il a une capacité de transport extensible. Seul le tramway peut atteindre une vitesse de parcours et une ponctualité attractives parce que, sur rails, il circule sur un site qui lui est à 100% propre, sans à-coups et toujours prioritaire. Seul le tramway, 100% électrique, ne pollue pas. Seul le tramway revient moins cher à  la collectivité sur la durée parce que, plus rentable, il tient aussi plus longtemps qu’un bus. Il n’existe aucune métropole en France qui ne soit fière de son tramway. Ne pas le comprendre n’est pas digne d’un responsable politique.

Notre contrat

Nous avons raison de plafonner la population seynoise à 70.000 habitants quand les schémas locaux d’urbanisation prévoient la production d’au moins 3.500 logements par an dont 60% seront recentrés sur la métropole (Schéma de Cohérence Territoriale 2).

Nous avons raison de vouloir résorber les points noirs de circulation, notamment la traversée du port, le rond-point et l’avenue Toussaint Merle, et plus généralement, la desserte des espaces du site des anciens chantiers navals. Oui à un nouveau PLU.