COVID-19 ET RÉALITÉ

De l’absence des élus membres du comité de suivi de la crise dans les écoles à la rentrée à celle de réponses précises aux questions posées à l’occasion des réunions de ce même comité, Marc Vuillemot a beau jeu d’adopter un positionnement tactique et pratique pour pouvoir rejeter la responsabilité des difficultés sur l’Etat et ne pas avoir à affronter les inquiétudes des Seynois.

Je fais pour ma part le maximum depuis des années, et il le sait bien, pour aider avec les moyens dont je dispose, le plus grand nombre de Seynois. A lire son pamphlet en réponse à des questions de bon sens et ses articles quotidiens, Oui Marc Vuillemot est bien toujours un candidat virtuel sur les écrans mais bien absent demain dans nos écoles comme il était hier et depuis des années au conseil d’administration de l’office public de l’habitat qu’il préside, et sur le terrain en général pour défendre le cadre de vie des Seynois. Nous n’avons vraiment pas besoin d’un Président des Villes et Banlieues de France dans un comité communal mais d’un réel et simple Maire disponible et courageux quand on le sollicite.

Je quitte ce comité pour être beaucoup plus utile sur le terrain et demande un conseil municipal dans les plus brefs délais pour que nous assumions nos responsabilités devant les Seynois dans cette gestion de crise.

COVID-19 et rentrée scolaire

Marc Vuillemot s’oppose pour lui et les autres à la présence des élus locaux à l’intérieur des écoles de La Seyne le 11 mai et les jours qui suivent pour ne pas gêner et respecter les agents de l’Etat et de la Ville… Il explique être à l’origine de décisions gouvernementales quand il parle au Président de la République mais me rappelle qu’il doit se comporter en simple agent d’exécution des préconisations de l’Etat, s’agissant de la présence d’élus communaux dans les écoles de sa ville. C’est ahurissant de la part d’un maire mais surtout tactique pour pouvoir rejeter la responsabilité des difficultés sur l’Etat et ne pas avoir à affronter les inquiétudes des parents. Comment d’ailleurs les informer si on n’est pas physiquement présent pour voir comment l’accueil des élèves se passe à l’intérieur des écoles? Ce n’est pas une rentrée ordinaire, c’est une rentrée historique depuis l’après-guerre.

COVID-19 et finances

Nous dénoncions il y a une semaine la posture politicienne à géométrie variable de Marc Vuillemot. Hier il se satisfaisait d’un budget dédié au Covid-19, aujourd’hui il se plaint que l’Etat ne lui paierait que la moitié des masques. A l’inverse de son camarade du parti socialiste et président des maires ruraux du Var pour lequel « il s’agit de ne pas se défiler », Marc Vuillemot est encore moins à la hauteur de la gestion d’une crise qu’il ne sait pas et ne veut pas financer.

COVID-19 et RESPONSABILITÉ

Après une stratégie nationale de confinement pas du tout adaptée aux réalités locales, arrive celle du déconfinement dont la réussite dépendra des maires et de nous tous. Mes exigences d’élu local mandaté pour servir l’intérêt général sont claires:

1. M’assurer dès le 11 mai, à l’intérieur même des écoles maternelles et élémentaires de la commune de La Seyne-sur-Mer, en tant que membre du comité d’élus de suivi de la crise, des conditions d’accueil des élèves et de travail du personnel et ce, à tout moment de la journée, jusqu’à la reprise normale et générale des enseignements, et bien entendu, doté de l’équipement de protection individuel requis.

2. Obtenir une réunion du conseil municipal de la Ville, par tous moyens que la situation permet et dès que la réglementation l’autorise, pour rendre compte aux Seynois et traiter de toutes les difficultés de la reprise de l’activité, ou à défaut, assurer une information complète de tous les habitants par la remise d’un questionnaire dans leur boîte aux lettres à partir du 2 juin 2020.

3. Enfin, participer activement au renouvellement nécessaire de la municipalité, dès la date connue des prochaines élections locales, pour présenter, notamment, aux Seynois, une alternative de gestion, plus responsable et efficace, des six derniers mois en particulier, et au terme de douze années d’un choix politique d’administration.

COVID-19 et maintenant

A l’issue de ce comité de suivi de crise à La Seyne auquel nous participions Nathalie BICAIS et moi-même, c’est un maire encore en exercice, très politique et stratégique de ses responsabilités, plutôt national que local, en tant que président de l’association villes et banlieues, qui s’est présenté et ne manquera pas de communiquer largement sur sa réunion avec le Président de la République. Force est de constater que c’est un statut bien pratique qui lui prend beaucoup de temps. Il a été en revanche beaucoup plus passif sur les réponses à nos questions précises sur la reprise de nos services.

Nous attendons, nous, beaucoup, du plan de retour à l’activité proposé d’abord au CHSCT de la Ville et des directives de l’administration municipale, avec les moyens humains et matériels qui s’imposent, présentées à notre personnel communal pour servir au mieux et au plus vite le public. Mais, à ce stade, le flou de l’Etat sur les conditions du déconfinement nous inquiète autant que le positionnement de Marc Vuillemot militant, entre autres, d’un accueil différencié dans les classes, de moins de 15 élèves, en fonction de leur lieu d’habitation et de l’exercice ou pas d’une activité professionnelle d’au moins d’un de leurs parents. Le candidat, toujours, Marc Vuillemot, sait encore se présenter comme un simple agent de l’Etat ou un président d’association nationale relativement influente en fonction des situations et de leur risque politique.

Nous attendons, nous, élus locaux, les moyens et la volonté de notre Ville pour faire le maximum, réellement, sur le terrain, et dès le 11 mai prochain. Dans l’attente, nous faisons, nous, le maximum, pour vous informer et vous aider au quotidien. C’est par notre bon sens que nous réussirons tous.

Machine à cash

Il y a quatre ans, je dénonçais à l’Express la raison de la fourniture des kits de campagne aux candidats du FN que j’avais été : « Pour faire rentrer du cash! » Ils savaient que leurs candidats allaient réaliser plus de 5% des suffrages et que, financièrement, c’était une bonne opération… » (L’Express 17.11.2015) Aujourd’hui, au-delà des peines requises de prison ferme contre les inventeurs du système, l’Etat réclame 11,6 millions d’euros de dommages et intérêts aux prévenus pour « avoir fait de leur parti une véritable machine à cash » « en s’entendant sur son dos » [de l’Etat]. Le RN doit aujourd’hui assumer d’avoir fait pire que tous ses adversaires politiques réunis en ayant détourné des sommes inédites d’argent public dans la Vème République. C’est la fin d’une escroquerie politique de l’électeur contribuable. J’avais choisi le camp de l’éthique, je ne le regretterai jamais.

Rassemblement national

Elu FN en 2014 et 2015 à La Seyne-sur-Mer, je ne peux pas m’étonner du résultat de ces élections compte tenu de la résignation majoritaire à chercher ou non un vote utile à l’expression d’une très grande colère. Si je comprends aujourd’hui aussi bien l’électorat du Rassemblement national que les Seynois qui le combattent mais surtout nombre de ceux qui n’ont plus confiance en rien ni personne, il me revient dans l’intérêt de La Seyne de tenir compte, quoiqu’on en pense, de cette réalité, en proposant une alternative qui satisfasse une majorité de Seynois par une méthode qui permette des résultats rapides et partagés. Mon seul objectif est d’éviter un blocage dur de l’évolution de la ville. C’est uniquement pour ça que je suis candidat.

OUI

OUI nous le ferons et dès la première année au terme d’un audit des ressources humaines de la Ville de 6 mois à compter de notre élection. OUI parce qu’il n’y a pas d’autre choix pour redresser vite La Seyne. Les agents titulaires concernés ne subiront une diminution de leur rémunération de 5% chaque année qu’à partir de la 3ème année, jusqu’à atteindre 50% de la rémunération initiale la 12ème année et les années suivantes. Si le centre de gestion qui les prend en charge ne leur propose aucun emploi de reclassement au bout de deux ans, la Ville ne paye plus rien les concernant au bout de douze ans. Il faut donc engager ce processus dès 2020 dans l’intérêt de tous.

Déconnexion

C’est la fin et sans appel. 85% des Français pensent que les politiques ne se préoccupent pas d’eux. 9% déclarent avoir confiance dans les partis. Il n’y a plus que le maire qui reste digne de confiance pour 58% d’entre nous. 73% des Français estiment que notre démocratie fonctionne mal. C’est un sondage inédit sans risque d’erreur et pourtant parfaitement prévisible. Si le Président de la Vème République mourante ne l’a pas compris, ça va mal finir et vite. Organisons nous dans nos villes pour élire les meilleurs représentants.

La Seyne change en 2020

Si près d’un maire sur deux n’envisage pas de se représenter en 2020, c’est qu’ils savent qu’ils ne seront pas réélus ou que le job n’est pas si intéressant financièrement. Au lieu de plaindre Marc Vuillemot qui juge son travail de plus en plus difficile, suggérons-lui plutôt de ne pas se représenter. L’élu local de 2020 n’est sans doute plus celui de 1995

La Seyne change en 2020

Si nous avions dès 2008 supprimé des postes de fonctionnaires territoriaux, nous en aurions tous les bénéfices budgétaires en 2020 en annulant la dépense publique correspondante. Marc Vuillemot s’est refusé à le faire par principe. Le service des sports a donc conservé ses 103 agents en permettant par exemple à des moniteurs sportifs d’intervenir dans les écoles. Pourrons-nous encore continuer à maintenir tous les services publics possibles à l’avenir, en commençant à diminuer la pression fiscale? La réponse est NON.

Nos déchets

Je suis le seul élu de la Métropole à approuver le plan régional de prévention et de gestion des déchets qui a pour principal objectif de développer un nouveau modèle économique vers une économie circulaire, économe en ressources. Sur des considérations territoriales et partisanes, HUBERT FALCO prive les Varois d’un plan indispensable à notre qualité de vie pour les 15 prochaines années. Il s’inscrit dans une démarche habituelle court-termiste et politicienne qui a fait son temps.

Immigration

La France demeure un pays d’immigration légale, avec plus de 200 000 titres de séjour par an délivrés en moyenne ces vingt dernières années, ce qui fait qu’il n’y a jamais eu en France autant d’immigrés dans la population que maintenant – entre 9 % et 11 % en fonction des calculs. En même temps, il faut nécessairement mettre en place des mécanismes plus rapides qui permettent de distinguer les personnes qui ont un réel besoin de protection de celles qui migrent pour des raisons économiques. La progression de la demande d’asile en France est majoritairement du fait de personnes issues de pays stables.

Signé

La métropole TPM a signé le contrat de maîtrise de ses dépenses publiques et tant mieux. Ses dépenses réelles de fonctionnement n’ont augmenté que de 0,70% entre 2014 et 2016. L’Etat nous permet d’atteindre au maximum 1,35%/an jusqu’en 2020 pour ne pas être pénalisé sur nos dotations. La loi, pas si injuste que certains le disent, a bien sûr prévu les transferts de charges de nos communes vers la nouvelle métropole et il y a fort à parier que nous serons dans les clous malgré la hausse de la population. Comme quoi, il n’y a pas de fatalité.

Courage

Le groupe Pizzorno, qui, pourtant, pourrait supprimer 50 emplois avec la fermeture du Balançan, reconnaissait que « cette injonction de fermeture est un grand coup de pied dans la fourmilière et qu’il y a toujours une réorganisation qui s’ensuit. » Les demandes de dérogation à l’interdiction du glyphosate sont aussi inacceptables que celles du maintien du Balançan, 44 ans après leur mise en service, de l’un comme de l’autre. Le courage et la vision, c’est la base en politique.