Pour 2015

001Ce dernier conseil municipal de l’an 2014 nous permet de faire un premier bilan. Non, le centre-ville de La Seyne-sur-Mer ne changera pas. Ni les plans de rénovation, ni les services cher payés de la SAGEM qui aura englouti 5 millions de rémunérations, ne transformeront le cœur de ville. En 2015, de nouveaux conseillers généraux travailleront à la lente mais sûre reconstruction de l’image d’une commune pour laquelle nous voulons désormais le meilleur. 2014 s’en va avec ses non-sens électoraux. Très bonnes fêtes de fin d’année.

Nos cantons

laseyneportpont044hh_1_1_1Les prochaines élections cantonales auront lieu en mars prochain. Nous dénonçons et condamnons les attaques contre les Conseils généraux et la campagne de désinformation auprès des citoyens qui prétend qu’ils n’auraient plus d’utilité, que leur fonctionnement serait obsolète, que le canton ne représenterait qu’une circonscription électorale et que la superposition des échelons territoriaux serait à l’origine du déficit public de la France. Il est absurde de faire un amalgame entre la redéfinition des échelons d’action et la réduction des dépenses publiques qui laisserait à penser que systématiquement plus le territoire est vaste, plus les économies d’échelles seraient importantes. Il est injuste que l’Etat continue de s’appuyer aussi massivement sur le Département pour assurer tout ou partie de ses compétences transférées sans compensation financière. Le paradoxe français réside dans le fait que les dépenses des collectivités locales, particulièrement en matière sociale, dépendent pour nombre d’entre elles des décisions de l’Etat. Nous demandons d’abord de supprimer les doublons existants en matière de compétences partagées entre les services et les organes satellites de l’Etat, les collectivités territoriales et l’ensemble des organismes parapublics avant d’atteindre les capacités d’action des Départements. C’est aussi le sens de notre campagne qui s’ouvre aujourd’hui.

Transports

transportsLa demi-journée d’école supplémentaire résultant des nouveaux rythmes scolaires coûte 700.000 euros à la seule charge du conseil général. Le tarif appliqué pour le transport scolaire ne représente déjà pas 10% du coût réel du déplacement d’un élève pour une année. Le Département doit aussi gérer un domaine public routier de plus de 3 000 kilomètres. Ce sont encore 42 millions d’euros nécessaires à son entretien et son aménagement.

Politique du Département

paul-eluard-la-seynePlus de 800 agents du conseil général travaillent dans les collèges varois. Plus de 48 millions d’euros sont destinés au fonctionnement des collèges et des restaurants scolaires ainsi qu’à la construction et la réhabilitation des bâtiments. Pourrons-nous encore continuer de soutenir les actions socio-culturelles non obligatoires? Non, si on compte baisser la taxe sur le foncier bâti pour les ménages dont le pouvoir d’achat, lui, ne progresse jamais.

Finances du Département

05-06-2014-07-27-23Elles continueront de se dégrader si nous n’en devenons pas responsables. L’Etat a transféré au Département de nombreuses dépenses, notamment le paiement de l’ensemble des allocations individuelles de solidarité sans lui verser toutes les sommes nécessaires. Cette année, il faudra trouver au fond des poches des contribuables varois 100 millions d’euros. Le Département joue donc le rôle de guichet de service pour l’Etat français, sans prise ni sur le nombre d’allocataires, ni sur les prestations puisqu’il s’agit de droits. A l’explosion des dépenses à caractère social s’ajoute les effets retard de celle des charges de personnel. A ce rythme, c’est la faillite assurée. En 2015, c’est la dernière échéance et la dernière chance de sauver cette collectivité de sa disparition programmée.