Déconnexion

C’est la fin et sans appel. 85% des Français pensent que les politiques ne se préoccupent pas d’eux. 9% déclarent avoir confiance dans les partis. Il n’y a plus que le maire qui reste digne de confiance pour 58% d’entre nous. 73% des Français estiment que notre démocratie fonctionne mal. C’est un sondage inédit sans risque d’erreur et pourtant parfaitement prévisible. Si le Président de la Vème République mourante ne l’a pas compris, ça va mal finir et vite. Organisons nous dans nos villes pour élire les meilleurs représentants.

Rassembler

carte d'électeurPour recréer du Commun, il faut d’abord rappeler qu’il existe un intérêt général qui dépasse la somme des intérêts particuliers. C’est aller même au-delà du collectif. La citoyenneté est acquise grâce à la confiance que l’on se doit mutuellement. Je suis favorable à

  • l’accompagnement de l’impôt sur le revenu d’un document indiquant ce qu’il permet de financer, rappelant la diversité des services publics gratuits ou relativement accessibles en France, alors qu’ils sont un luxe dans d’autres pays développés, et à la remise solennelle de la première carte d’électeur
  • l’enseignement des rudiments de la laïcité dès la maternelle et à l’obligation, dans les lieux de culte, de prêcher en langue française.

Mon projet

hemicycle-banc-des-commissionsChaque Président de la République a trouvé utile après son élection de demander à des commissions de lui proposer des projets de réformes qu’aucun d’eux n’avait inclus dans son programme présidentiel. Chaque Président a fait des erreurs pendant les 18 premiers mois de chaque mandat, qu’il a ensuite passé son temps à essayer, en général en vain, de corriger.

Je crois depuis longtemps que les institutions et la vie politique manquent de renouvellement, d’intégrité, de proximité. Mes propositions sont les suivantes :

  1. Favoriser le long terme dans toutes les décisions et passer à un mandat présidentiel de 7 ans non renouvelable et déconnecté de l’agenda des législatives
  2. Mesurer l’impact à long terme des lois les plus importantes et consacrer 50% du temps parlementaire au contrôle de l’exécution des lois
  3. Faciliter l’accès des salariés aux fonctions électives et transformer le conseil économique, social et environnemental en un conseil consultatif avec des membres de moins de 30 ans tirés au sort.

 

Ce qui doit changer

Logo-FNLe positionnement antisystème

Il faut normaliser ses relations avec les médias et stopper net ses attaques contre la « caste politico-médiatique »

Il faut en finir avec la théorie du complot et avec l’idée que le déclin même de la France est le fruit d’un calcul.

La ligne

Il faut incarner une ligne libéral-autoritaire. Les Français qui ont fait les succès récents du FN ne suffiront pas à eux seuls à assurer l’assise du parti. Le virage à gauche du FN accroît la distance qui le sépare de la droite parlementaire sans laquelle il ne peut prétendre à aucune majorité.

Soucieux de préserver les moyens d’expression de la formation et n’étant pas en désaccord personnel avec leur président, je maintiendrai ma participation aux groupes FN à TPM et au Conseil départemental si on me le permet. Si ce n’est ni possible ni souhaité, par la collectivité ou les groupes, je reprendrai ma liberté d’agir conformément à mes convictions, en dehors du FN, et dès les prochaines élections législatives.

L’organisation

Il faut changer l’organisation interne où les élus sont davantage écoutés, les candidats investis mieux choisis, les pratiques plus éthiques, la gouvernance moins martiale et plus transparente. La démission, exclusion ou suspension de plusieurs centaines d’élus FN sont de nature à compromettre toute chance de succès à venir pour la formation lepéniste.

Moralité

La question de la moralité publique est pour moi fondamentale. Si 87% des Français disent ne pas avoir confiance dans les partis politiques, c’est le cas de la quasi-totalité des électeurs du Front national. Notre vigilance doit être totale. Une grande enquête (Ifop) réalisée en février 2011 sur la France abstentionniste montre que la motivation essentielle de ce comportement est l’impression que le monde politique est corrompu. Ils sont 87% à le penser parmi les sympathisants du Front national. Appelés à dire leur préférence si le vote était obligatoire, 27% des abstentionnistes choisiraient Marine Le Pen. Il ne faut en aucun cas les dégoûter définitivement. On prétend encore à tort que le FN est une menace pour la démocratie alors qu’il est d’abord un symptôme du malaise démocratique croissant.

Amateurs

amateurs« Vous nous prenez pour des amateurs », voilà ce qu’avait répondu Madame Caroline DEPALLENS (LR), au nom de la majorité, à mon intervention qui dénonçait des cas graves de conflits d’intérêts, voire davantage, dans la gestion de nombre d’associations largement subventionnées par le conseil départemental du Var. Sa propre association, le CEDIS, dont elle était présidente et qui a reçu de la collectivité plus de 5,8 millions d’euros, était d’ailleurs visée. J’avais demandé dès avril 2015 à l’élue, également présidente de la commission en charge des solidarités, de démissionner du conseil d’administration du CEDIS. Elle l’a fait en juin dernier.

Voilà que le Département a été condamné deux fois à verser au mandataire d’une association liquidée, que la collectivité subventionnait à 80%, et dont le président était lui-même conseiller général, 625.000 euros. J’ai encore rappelé le risque, au-delà de la question éthique, que font courir certains élus au Département en participant à l’administration d’associations dont les activités sont, de fait, un simple prolongement, dans un autre cadre juridique, de celles de la personne publique. Je ne sais pas qui fut amateur dans l’histoire mais je sais que nous n’aurions jamais permis de telles situations inconcevables. La moralité publique en a encore pris un coup.

 

Détournement

001

le clos

 

 

 

 

Ce devrait être, depuis 2007, un centre d’hébergement pour une académie de musique ancienne. Or, et c’est tout le problème, à l’exception d’une simple façade où figure une inscription peinte « académie de musique ancienne » et d’un local totalement vide, prévu pour un écomusée, il s’agit aujourd’hui d’un hôtel référencé B&B Le Clos des médiévales, à 40€ la nuit, exploité au profit du grand public, dont aucune chambre n’est réservée à l’hébergement de musiciens. Cette structure a coûté près d’1.300.000 €, à laquelle le conseil départemental du Var a contribué à hauteur de 250.000 €. Dans un courrier du 6 août 2008, Marc Giraud (LR ex UMP) indiquait, en tant que 1er Vice-président de l’institution, ne disposer d’aucun pouvoir pour contrôler la bonne destination de l’aide aux communes alors qu’il était saisi par des contribuables du Thoronet, mettant à sa disposition des informations facilement vérifiables. Nous allons donc pouvoir faire toute la lumière sur ce qui apparaît bien comme un détournement de subvention, au préjudice de notre collectivité, mais aussi de l’Etat qui a versé 167.000€, de la Région à hauteur de 249.000 € et de la commune du Thoronet. Voilà notre job.

 

Nausée

nauséeEn France, rien ne va plus mal que la gauche, sauf la droite. Gauche et droite échouent face à la crise depuis trente ans, mais continuent d’abriter des personnages sans scrupule, et d’en farcir même l’exécutif. L’insécurité progresse : les chiffres d’aujourd’hui sont mauvais et ceux d’hier étaient truqués. Le chômage s’étend : les statistiques du trimestre contredisent celles du mois. La pauvreté gagne : l’Etat s’endette pour payer les minima sociaux plutôt que de faciliter la création de richesses. Les scandales politiques, eux, prospèrent. Le peuple français est trop vieux pour se révolter, mais pas assez indulgent pour se résigner. Et quand la nausée est trop forte, on vomit.

Prise illégale d’intérêt

corruptionLe manque de probité d’un élu dans le maniement des deniers publics, fruits des efforts des ménages, nous est insupportable. La prise illégale d’intérêt est un délit, parmi d’autres, qui appelle de notre part une sanction totale. Nous rappelons aux électeurs qu’il s’agit du fait, pour un élu, de prendre, directement ou indirectement, un intérêt quelconque dans une entreprise ou dans une opération dont il a justement la charge d’assurer la surveillance, l’administration, la liquidation ou le paiement. Cette notion d’intérêt est vaste et consiste en la perception directe ou indirecte de bénéfices ou d’avantages pécuniaires ou matériels, par exemple, un élu ayant fait recruter comme agent public une personne employée en réalité à son service personnel. L’intérêt peut aussi être d’ordre politique, moral ou affectif. Malgré les montages juridiques pouvant le dissimuler, le juge considère ainsi que l’intérêt est établi si le bénéficiaire est un parent de l’élu. Nous serons INTRAITABLES.

Commission d’appel d’offres

lot de plage « Il nous apparaît que les conditions de passation de la délégation de service public sont irrégulières et suspectes. » (Maître Newton pour la SARL Miramar) Ce soupçon de favoritisme à l’égard de la municipalité seynoise au sujet de l’attribution d’un lot de plage est grave. Pour rappel, il s’agit d’octroyer à une entreprise un avantage injustifié, par un acte contraire à la loi, pour qu’elle obtienne un marché ou une délégation de service public. Les séances de la commission d’appel d’offres ne sont pas publiques. En revanche, nous nous engageons à communiquer publiquement tous les procès-verbaux de ses réunions.

Ministres de gauche ou de droite

La gauche est au pouvoir. Plus de 30 ministres payés 30%de moins qu’avec la droite. Peut mieux faire.

Il est temps que le pays décide à l’avance, et de façon définitive, d’une simplification de l’organisation gouvernementale reposant sur la limitation, par une loi organique, du nombre de ministères et de ministres – une vingtaine au maximum – de la taille des cabinets ministériels et du nombre de directions d’administration centrale de chaque ministère.

Ce sera un signe fort d’économie, de simplification et d’efficacité.

 

Sondage

Selon un sondage réalisé pour Le Monde et l’association Lire la société du 20 au 21 janvier 2012 par Ipsos-Logica Business Consulting, 77% des Français considèrent que les politiques ne respectent pas « les grandes règles de la morale ».

80% d’entre eux jugent que les dirigeants ont intérêt à dire la vérité.

En matière de confusion entre intérêts personnels et responsabilités politiques, 58% voient une aggravation de la situation depuis vingt ans.

Dans ces conditions, il est impératif que les candidats aux élections s’interdisent l’ambiguïté. Les Français ne continueront pas longtemps de leur faire un chèque en blanc.

Syndicats

8% des salariés français sont syndiqués. Le dialogue social a un coût, plus d’un milliard d’euros d’argent public, mais le rapport Perruchot sur le financement des syndicats, attendu depuis quatre ans, a été enterré avec la complicité de la droite et de la gauche. On n’achète pas la paix sociale à n’importe quel prix.

Il en va de l’intérêt des salariés que les organisations syndicales soient plus transparentes à l’égard de leurs membres ainsi que de la collectivité. Notamment, cela va de soi que les comités d’entreprise dont les ressources sont supérieures à un certain montant établissent des comptes et en assurent la publicité.

Ce qui vaut pour la démocratie politique s’applique aussi à la démocratie sociale.

Cagnotte

Nul besoin d’être un expert en comptabilité publique pour comprendre que le Sénat a de l’argent, beaucoup trop : 1,3 milliard d’euros d’ « immobilisations financières »!

Son résultat déjà en excédent en 2010 ne justifie pas un tel placement alors qu’il accorde entre autres une indemnité mensuelle forfaitaire pour frais de près de 6 000 euros et une retraite de 4 400 euros par mois en moyenne à chacun de ses 348 sénateurs contre 100 aux États-Unis..

Ça n’est tout simplement pas acceptable dans une démocratie endettée. Je regrette qu’aucun des sénateurs de gauche candidats à la présidence de la République ne le reconnaisse.

Etat et politique

« L’idée que je me fais de l’Etat« , écrivait le général de Gaulle, est celle d’une « institution de décision, d’action, d’ambition, n’exprimant et ne servant que l’intérêt national », c’est-à-dire qu’elle est irréductible au « vain manège des partis », à la « juxtaposition d’intérêts particuliers ». Le « pouvoir fort et continu », dont la nation a besoin, « les partis sont évidemment inaptes à le lui donner ».

Le chef d’Etat gaullien est donc un magistrat national ayant aussi la faculté de recourir à l’arbitrage du peuple. C’est un chef en qui la nation peut voir, au-dessus des fluctuations, l’homme en charge de l’essentiel. Son pouvoir n’est en tout cas ni de droite ni de gauche. Tous les intérêts sont respectables, mais dans une démocratie, le Gouvernement et le Parlement doivent d’abord penser à la Nation. C’est l’idée que je me fais de la politique.