Nos territoires

rtLa France a empilé les structures territoriales pour ne pas avoir à choisir. Aujourd’hui, 40% des Français sont des « rurbains » , c’est-à-dire qu’ils vivent à la campagne et travaillent en ville. Il faut donc étendre les politiques de la ville et de rénovation urbaine aux zones périurbaines et rurbaines et y établir aussi des zones franches dont les avantages fiscaux seront orientés économiquement. La métropolisation nous aidera nécessairement à les financer.

Collectivités locales

En dix ans, leurs dépenses ont augmenté de 60% et les impôts locaux de 45% ! Et autant le dire tout de suite, leur envolée dépasse largement la hausse liée aux transferts de compétences opérés par l’Etat vers elles.

Il n’y a pas eu de décentralisation sereine et sincère. La France n’a donc toujours pas fait sa mutation territoriale. Elle est suradministrée mais sous-organisée. Les départements et les régions sont davantage des guichets ou des organismes payeurs que des acteurs de plein exercice. La France compte autour de 600 000 élus.

Une collectivité, ça se dirige en bon père de famille, pas en banquier d’affaires. Il faut moins d’élus, mieux formés, plus autonomes, bref de vrais patrons responsables qui pilotent sur le terrain, infiniment plus présents qu’ils ne le sont aujourd’hui sur leurs dossiers. Le cumul des mandats les pousse à déléguer sans contrôler. Le système est à bout.

Réforme des collectivités territoriales

Sur cette question, le principal enjeu est l’obligation de rendre des comptes aux citoyens. Qui sait vraiment ce que fait son conseiller général ou plus simplement qui est son conseiller régional le plus proche? Ils sont pourtant près de 6000 à avoir été élus pour représenter un territoire avec une indemnité mensuelle moyenne de plus de 2000 euros.

La dissociation entre la gestion des collèges (département) et celle des lycées (région) méconnaît la continuité de la politique éducative dans le second degré. De la même façon, au mépris de la continuité des parcours professionnels, la région s’occupe de la formation professionnelle des demandeurs d’emploi (celle des salariés revient aux organismes paritaires collecteurs agréés) tandis que l’allocation du RSA relève du département. La simplification s’impose.

Mais la question du pouvoir des collectivités locales est d’abord celle de la redevabilité de leurs élus.